Maroc

 

Au souk traditionnel du village de Ghmat, dans l’arrière-pays rural de Marrakech

Marrakech, ‘la perle du Sud’
Aux abords de la ville impériale on s’arrête observer les remparts millénaires, qui longent la palmeraie des fameux jardins de l’Agdal, et au loin, au-delà de la plaine du Haouz, à peine perceptibles, les sommets enneigés de l’Atlas. Longue de 19km, la muraille (qui ceinture la ville pour – à l’origine – la protéger des incursions ennemies) passe de l’ocre au rose au gré de la lumière du couchant.

La célèbre place Jemâa el-Fna de Marrakech, et son animation étourdissante en fin de journée! Musiciens traditionnels Gnaouis, charmeurs de serpents, conteurs des Mille et Une Nuits, porteurs d’eau et écrivains publics se mêlent aux innombrables badauds, touristes promeneurs et locaux.
A la tombée de la nuit, tout scintille : abritées sous des paillasses soutenues par des perches, les multiples échoppes aux étals colorés des marchands d’oranges, vendeurs d’épices (et philtres d’amour!..), de babioles ou d’amulettes et restaurants d’extérieur sont éclairées par des lampes à gaz diffusant une lumière blanche.

Au coeur de la médina de Marrakech – classée au patrimoine mondial de l’UNESCO - les souks (à l’origine, point de rencontre des caravaniers en partance vers les grandes routes du Sud) sont un véritable labyrinthe organisé par corporation d’artisans : tisserands, potiers, apothicaires, teinturiers, babouches, ferronniers et forgerons, cuivre (lanternes et plateaux à thé), etc… La foule bigarrée se presse dans les galeries couvertes de lattis de roseaux.

Dans le dédale des ruelles de la médina, entre marchands ambulants, bourricots, mendiants, touristes badauds et ‘Marrakchis’, fruits d’un mélange d’influences maghrébine et saharienne…

Couleurs d’épices

A la Médersa Ben Youssef, flambeau de la dynastie saâdienne (XIVème siècle). Université coranique à l’origine, c’est devenu une véritable institution, célèbre pour son raffinement andalou : bassin de marbre blanc destiné aux ablutions, et au fond de la cour, un portail grandiose qui donne accès à la salle de prière; le soubassement des murs est orné de frises de dentelles de stuc ouvragé finement ciselé; à l’étage, les balustrades donnent sur le patio central.

Dans le souk des tanneurs – une activité ancestrale – on est happés par les odeurs du cuir frais fabriqué à partir de charrettes de peaux qui seront transformées en sacoches ou en poufs…

Dans les tombeaux saâdiens, mausolées du XVIème siècle de la dynastie saâdienne, aux matériaux finement travaillés : dentelle de stuc, poutres en cèdre massif sculpté de versets du Coran, colonnes en marbre de Carrare…

Le charme raffiné des riads… Ici le Riad Mirage et le célèbre Dar Cherifa, café littéraire, galerie et restaurant

Le pavillon de la Ménara, avec en arrière-plan (à peine perceptibles!..) les monts enneigés de l’Atlas. A l’origine, cet endroit était le lieu de rendez-vous des sultans et de leurs élues. Les jours fériés, la Ménara attire de nombreux promeneurs locaux, venus pour un pic-nic dans son oliveraie ou une balade au bord de son bassin.

Le jardin Majorelle – racheté un temps par le couturier Yves Saint Laurent et Pierre Bergé – est l’oeuvre d’un coloriste (cf. le bleu cobalt des poteries de Fès). Sa végétation généreuse, la luxuriante variété de fleurs et d’essences exotiques, son calme ambiant qui vous extraie de la frénésie de Marrakech sont un enchantement….

Escapade à ESSAOUIRA, à 180 km à l’Ouest de Marrakech, sur la côte Atlantique
Bâtie sur une presqu’île rocheuse, sertie de murailles, l’ancienne ‘Mogador’ – ‘ville blanche’ avec ses façades de chaux, mais aussi bleue, jaune – est charmante et pittoresque! Il y règne une atmosphère douce et propice à la flânerie rêveuse, à la poésie…
Début de soirée sur la ‘Skala de la casbah’ (les remparts fortifiés et crénelés de la citadelle, face au grand large > 200m de muraille et une vingtaine de canons de bronze, fondus à Barcelone et Séville à la fin du XVIIIème siècle)

Dans les rues d’Essa’, au coeur de la médina

Scènes de retour de pêche en début de matinée sur le port (blotti au pied de fortifications inspirées de Vauban), à l’heure ou l’activité bat son plein.
Pendant que les hommes déchargent sardines, maquereaux et anchois des barques et chalutiers, les femmes raccommodent les filets. L’omniprésence de nuées de mouettes, sternes et goélands est obsédante!.. Un vrai spectacle… sans parler du concert.



Autour du port (notamment depuis le sommet de la tour carrée de la Skala du port)

Couleurs et textures d’Essaouira

Petite incursion en contrées berbères, dans la vallée de l’Ourika
Située à environ 3/4 d’heure de Marrakech, cette vallée encore préservée s’engouffre progressivement dans le Haut Atlas (où la rivière du même nom prend sa source). Les habitants qui peuplent ses ‘douars’ mènent encore un mode de vie montagnard traditionnel. On y cultive notamment le safran.

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